Historique

Il y a 50 ans, le 1er Octobre 1961, des professeurs étaient engagés par l’état pour construire une formation d’ingénieurs de terrain, technologues, innovants, capables de concevoir, réaliser et mettre en œuvre de façon optimale des produits, des systèmes ou des services. Le modèle ENI était né, à Brest et à Saint-Etienne, pour ensuite être reproduit à Tarbes, à Metz, à Belfort, et plus récemment à Blois. Ce modèle a permis de former plus de 25000 ingénieurs et docteurs qui exercent dans le monde entier. Les établissements du « groupe ENI » sont des écoles d’ingénieurs en 5 ans, où la notion de « classe préparatoire intégrée » n’existe pas, car les étudiants sont tout de suite sensibilisés à la technologie et à l’innovation, en plus des disciplines classiques. Leur formation aux concepts et aux modèles est progressive, avec un souci permanent du concret, comme en témoignent les périodes industrielles nombreuses qui caractérisent cette formation.
 
A Saint-Etienne, à l’ENISE, plus de 4000 ingénieurs et docteurs ont été formés. Dans le cadre de leur activité professionnelle, ils participent au développement économique de notre pays. Ils exercent majoritairement en France, mais on les trouve aussi dans de nombreux pays du monde, sur tous les continents. Très souvent, ils dirigent des équipes ou des entreprises, dans le domaine des transports, de l’énergie, de la santé, mais aussi dans la construction d’ouvrages et de bâtiments. Les deux disciplines de l’ENISE, le génie mécanique et le génie civil, sont aujourd’hui largement reconnues dans le milieu des entreprises, comme en témoigne les 350 partenariats que nous avons, en France et dans plus de 18 autres pays.
   
Implantée initialement au sein d’un lycée technique, l’ENISE s’est installée dans les années 70, sous l’impulsion de son directeur Victor MARTINO, sur un site indépendant, rue Jean Parot à Saint-Etienne. Dans les années 90, avec son directeur Thomas MATHIA, l’ENISE a développé des actions de recherche, et a noué des relations fortes avec l’Ecole Centrale de Lyon autour du Laboratoire de Tribologie et de Dynamique des Système, le LTDS. Dans les années 2000, avec son directeur Bernard LAGET, l’ENISE s’est installée sur un second site, à la technopole de St Etienne, et a connu un développement important de ses activités contractuelles. L’ENISE a également obtenu le statut d’EPSCP, qui lui offre, et qui offre au site, des possibilités de développement intéressantes.
 
Aujourd’hui, l’ENISE, membre du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur « Université de Lyon », est pleinement intégrée dans sa région où elle offre une panoplie importante de formations et une activité de recherche internationalement reconnue :

  • 800 étudiants sont inscrits dans des parcours habilitées par la CTI, en formation sous statut étudiant ou sous statut apprenti, dans deux filières « génie mécanique » et « génie civil »
  • L’ENISE est habilitée à délivrer des masters en ingénierie des matériaux et des procédés, en génie industriel et en systèmes d’information géographiques.
  • L’ENISE est cohabilitée à délivrer le doctorat, avec l’Ecole des Mines.
  • L’ENISE héberge deux laboratoires de recherche, le DIPI, et LTDS partagé avec l’Ecole Centrale de Lyon, reconnu par le CNRS, et noté A+ par l’AERES.
  • L’ENISE participe à deux équipements d’excellence, dans le domaine des surfaces (MANUTECH-USD) et dans le domaine de la santé (IVTV).
  • L’ENISE participe à un laboratoire d’excellence dans le domaine des surfaces (MANUTECH-SISE).
  • L’ENISE est largement impliqué dans le pôle de compétitivité mécanique VIAMECA, dans l’Alliance pour une Manufacture Innovante, dans des groupements du BTP tels que CONSTRUCTIC, …  

 
Dans les 5 prochaines années, les enjeux de l’ENISE se résument de la façon suivante :

  • Un enjeu pédagogique de réussite des élèves et de diversification des parcours, en lien avec des partenaires du site et du réseau des ENI,
  • Le développement d’une thématique « génie sensoriel », potentiellement porteuse d’innovation technologique et scientifique,
  • L’inscription dans une politique de site, tant en matière de formation que de recherche et de gouvernance.

Pour faire face à ces enjeux, l’ENISE se dote dès aujourd’hui d’une fondation universitaire, moyen interne pour son développement, et elle mutualisera à terme certaines de ses formations et activités sur son territoire. La fondation ENISE sera axée sur l’ingénierie pour le développement humain. Il s’agit de mettre les outils et les compétences de l’ingénieur au service des trois composantes du développement humain, définies par l’organisation des nations unies, et qui permettent de définir l’indice de développement humain d’un pays :

  • Le développement économique, qui se traduit par un produit national brut par habitant
  • L’accès à la formation, qui se traduit par la durée moyenne de scolarisation
  • L’accès aux soins et la sensation de bien-être, qui se traduit par l’espérance de vie à la naissance

 
Le classement des pays selon l’Indice de développement humain change un peu nos habitudes. Les premières places sont occupées par la Scandinavie, le Canada et la Nouvelle-Zélande, tandis que la France, les Etats-Unis et l’Allemagne sont un peu en retrait. Je suis convaincu que les Ecoles d’ingénieurs ont un rôle important à jouer dans ce développement humain. Comme elle le fait depuis 50 ans, je souhaite que l’ENISE continue à participer au développement économique de son pays et de son territoire. Mais je souhaite plus généralement qu’elle mette ses outils et compétences au service des deux autres axes du développement humain. Mais alors, comment conjuguer technologie et développement humain ?
 
Nous allons travailler sur l’accès à la formation, en favorisant de nouvelles passerelles. Par exemple, nous souhaitons permettre à terme aux titulaires d’un baccalauréat professionnel d’accéder aux études d’ingénieur, après une année de formation supplémentaire. Nous souhaitons également développer l’apprentissage. Pour cela, une offre plus large de formation sera mise en place, en mutualisant des compétences existantes au sein d’autres établissements voisins, de l’ouest lyonnais à l’Auvergne. Cette mutualisation pourra permettre d’offrir une panoplie de formation très large, et de développer de nouvelles filières et de nouveaux parcours sur ce territoire. Nous souhaitons enfin animer le projet pédagogique du groupement stéphanois MANUTECH, auquel nous croyons beaucoup.
 
Nous allons travailler sur la sensation de bien-être, en développant une filière « génie sensoriel ». Il s’agit de mettre l’ingénierie au service de la sensation de bien-être. Les futurs ingénieurs issus de cette filière sauront appréhender et maîtriser les sensations (aspect, toucher, odeur, bruit, …) produites par un produit, un système ou un service. La maîtrise technique de ces sensations est une valeur ajoutée incontestable. Il est évident que la sensation de bien-être que procure un produit est un argument de vente presque aussi important que sa qualité technique.
 

ENISE Ecole nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne
  • Diminuer la taille du texte
  • Réinitialiser la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte

English (UK) Français (FR)